Météo du 08/09/2010.
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Loin d'inciter au repli, une période d'incertitude économique comme celle que nous traversons peut présenter des opportunités intéressantes pour les artisans du Bâtiment qui envisageraient de se lancer dans la reprise d'une entreprise. Comment malgré tout prendre des risques mesurés, réussir à obtenir un financement ? Comment préparer le terrain avec votre banquier et le cédant ?
Un point à ne pas négliger : au moment d'envisager l'octroi d'un prêt, le banquier apprécie, outre le prévisionnel et la dimension financière de votre projet, le parcours du repreneur et l'adéquation de son profil avec l'entreprise convoitée. Préparez un dossier d'une quinzaine de pages qui révèle votre connaissance du marché, la maturité de votre projet, votre CV et parcours, parfois même, l'implication de votre entourage familial.
Il n'est pas certain que le banquier exige du repreneur un apport à hauteur de 50% (cela peut être moins), notamment si le prévisionnel est construit de façon prudente et cohérente, basé sur des hypothèses fiables. Le banquier sera également sensible à la capacité du repreneur à s'entourer d'experts qui seront gages d'un suivi et d'un accompagnement de qualité.
La clause de garantie des actifs. Le cédant s'engage sur les créances clients sur une période de 3 ans, qui correspond à la période de prescription fiscale et sociale. Plancher minimum et plafond sont préalablement déterminés. Le repreneur peut aussi demander une garantie auprès du cédant, soit sous la forme d'une somme dite séquestrée, soit sur les biens de l'ancien dirigeant.
Le tutorat, un accompagnement du repreneur par le cédant. Cette période de transition, au cours de laquelle se transmet l'historique de l'entreprise, peut s'échelonner sur une période comprise entre 3 et 6 mois. Si une telle clause est prévue, le contrat de cession doit clairement stipuler le statut du cédant et sa rémunération. Cette étape d'intégration du repreneur doit aussi correspondre à une période au cours de laquelle le cédant se retire progressivement de l'entreprise. Les différentes études en la matière montrent que cet accompagnement est un des facteurs clef de succès pour la pérennité de l'entreprise.
L'environnement dans lequel l'artisan évolue au quotidien est complexe et dur : entre les contraintes et normes réglementaires, la gestion des chantiers et les équipes à motiver, sans compter les aléas de la météo, l'environnement quotidien dans lequel l'artisan évolue est complexe et dur. « La maîtrise technique, le goût du métier sont la motivation essentielle des candidats qui réussissent leur reprise. », rappelle Christine Singlard de KPMG.
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