Météo du 10/09/2010.
Agenda et revue d'actualités de la construction au féminin !
Un an après l'annonce de la crise, la conjonction de la relative bonne santé des PME françaises et des mesures gouvernementales ont permis de contenir ses effets. Notamment, l'arrivée du mécanisme d'Auto-entrepreneur a permis à de jeunes créateurs de rebondir. Note de conjoncture de l'Institut Sage de février 2010.
La situation économique a changé depuis septembre 2008. D'abord incrédules, les PME françaises ont observé les soubresauts de l'économie au rythme des médias. Médias qui s'attendaient au pire en rappelant les affres de 1993, puis 1929 alors que les PME restaient, elles, individuellement sereines comme le montraient les études de l'Observatoire de l'Institut Sage (mai 2009).
Dans ce contexte, l'Institut Sage a commencé à révéler divers résultats encourageants issus d'études menées auprès des entreprises françaises et de l'analyse des données économiques institutionnelles (INSEE, SESSI, Banque de France,etc.)
Dès janvier 2009, les chiffres du climat des affaires de la Banque de France montraient un premier infléchissement positif que les études de l'Observatoire de l'Institut Sage (Etude Sage IPSOS, décembre 2008) menées à la même période venaient corroborer.
En effet, à cette date, 13% des entreprises françaises percevaient leur trésorerie dégradée ou fortement dégradée. L'autre lecture était de considérer que 87% des entreprises françaises se sentaient à cette date suffisamment à l'aise et que 22% d'entres-elles pensaient même faire de la croissance de chiffre d'affaires sur 2009.
L'année 2010 s'annonce-t-elle comme une année de reprise ? Un an après la période de grande peur, la conjonction de la relative bonne santé des PME françaises et des mesures gouvernementales ont permis de contenir les effets de la crise. L'arrivée du mécanisme d'Auto-entrepreneur a permis à des jeunes créateurs ou à des salariés licenciés de rebondir en bénéficiant d'un cadre administratif plus favorable.
La dernière étude de l'Institut Sage* montre que 35% des dirigeants pensent faire de la croissance de chiffre d'affaires contre 22% à la même période l'an passé.
Les dirigeants des PME françaises sont plus confiants même si 2010 s'annonce comme une année de convalescence pour les entreprises au regard des proportions passées. En effet, avant 2008, les dirigeants des PME présentaient des taux d'optimisme moyen de croissance de leur chiffre d'affaires de l'ordre de 45% contre 35% en moyenne cette année. Cette réalité moyenne est variable selon les secteurs d'activités.
Les services aux entreprises sont plus confiants en 2010 qu'en 2008. Sur un autre plan, les services de proximité comme le commerce de détail et la restauration reviennent en 2010 à des niveaux comparables à ceux de 2008. L'industrie et le transport sont en phase de convalescence en 2010 par rapport aux observations de 2008 et 2009 de l'Institut Sage. Seuls les secteurs du négoce, de la construction et de l'immobilier sont nettement moins optimistes pour 2010 qu'ils ne l'étaient en 2008.
Face au plan de relance, l'Institut Sage a souhaité mesurer le rôle des collectivités locales et la perception qu'en ont les entreprises. Les collectivités ont été positionnées par le Gouvernement comme le pivot de la politique d'investissement et de relance du tissu économique local.
Une récente étude menée par l'Institut Sage (Observatoire de l'Institut Sage, décembre 2009) auprès d'un échantillon de 512 entreprises a montré que seulement 11% des entreprises connaissaient ce rôle. Cette proportion peut paraître modeste mais elle est cependant à rapprocher des 13% d'entreprises qui percevaient leur trésorerie dégradée en janvier 2009. Ceci se traduit dans les principales problématiques des entreprises pour les 12 mois à venir.
Au-delà de 20 salariés, les entreprises privilégient la réduction des coûts et l'optimisation de la coordination des équipes. Ceci pourrait se traduire pour 19% des entreprises de plus de 50 salariés par une réduction des effectifs. Les moins de 20 salariés s'orientent quant à elles pour un quart vers une augmentation de leur rentabilité et pour un autre quart vers des actions de refinancement. Elles privilégient également le maintien des effectifs ou leur renforcement pour 91% d'entre-elles.
* Etude Sage IPSOS menée en janvier 2010 auprès de 3077 dirigeants d'entreprises entre 0 et 2000 salariés, selon la méthode des quotas.
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